Grande fébrilité du gouvernement à l’issue d’une journée de mobilisation d’ampleur des lycéens et de leurs soutiens. L’annonce d’une demi-journée banalisée suscite la colère des chefs d’établissement

Au lendemain d’une mobilisation qui a rassemblé 266 000 personnes en France, dont 56 000 à Paris selon le ministère de l’Intérieur — plus du double selon les syndicats —, le gouvernement tente de répondre à la contestation lycéenne. Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé la mise en place, d’ici à vendredi, d’une demi-journée de cours banalisée dans les lycées afin de permettre aux élèves et aux équipes éducatives d’organiser un « temps de démocratie interne ».
Cette annonce provoque la colère des chefs d’établissement. Le SNPDEN-UNSA estime qu’il ne s’agit pas de refuser la démocratie scolaire, mais de la faire vivre « en dehors de l’agenda politique ». Après une première annonce laissant entendre que les cours pourraient être suspendus plusieurs jours, le ministre de l’Éducation nationale, Édouard Geffray, a précisé qu’une seule demi-journée serait concernée.
« On ne peut pas reprendre le chemin des cours comme s’il ne s’était rien passé », avait-il estimé sur France Info.


