Pouvoir entrer au collège, circuler dans les bâtiments, apprendre dans des espaces adaptés, pratiquer un sport, accéder à la culture ou simplement trouver sa place : pour le Département de l’Hérault, l’inclusion se construit au quotidien. Une politique qui commence dès le domicile avec le transport des élèves en situation de handicap et se poursuit jusqu’à leur autonomie.


 

À l’heure de la rentrée scolaire, le Département de l’Hérault réaffirme son engagement en faveur d’une école accessible à toutes et à tous. Gestionnaire de 84 collèges publics, qui accueillent près de 57 228 élèves en 2025-2026, la collectivité place l’accessibilité et l’inclusion au cœur de sa politique éducative. « L’accessibilité de tous dans nos collèges constitue une priorité de notre politique éducative », soutient le président du Conseil départemental de l’Hérault, Klebert Mesquida, qui mène un programme de visites de terrain accompagné de son vice-président Renaud Calvat, délégué à l’éducation et aux collèges.

Cette ambition se traduit par une action qui dépasse la seule mise aux normes des bâtiments. Elle repose sur une vision globale du parcours de l’élève : pouvoir rejoindre son établissement, y accéder facilement, apprendre dans de bonnes conditions, participer à la vie collective et disposer des mêmes possibilités d’épanouissement que les autres. L’accessibilité commence par le cadre de vie. Depuis dix ans, près de 10 millions d’euros ont été consacrés par le Département à l’accessibilité des collèges héraultais. Rampe d’accès, ascenseur, bandes d’éveil à la vigilance pour les personnes déficientes visuelles, sanitaires adaptés, mobilier spécifique, adaptation des circulations ou des espaces d’enseignement : les travaux réalisés répondent à la diversité des besoins des élèves, mais aussi des enseignants, personnels et agents qui fréquentent quotidiennement les établissements.

Aujourd’hui, la totalité des 84 collèges gérés par le Département est accessible aux personnes en situation de handicap moteur. Cette politique s’inscrit dans un programme d’investissement plus large destiné à améliorer durablement les conditions d’accueil. En 2026, le Département consacre ainsi 67,9 millions d’euros aux investissements, au fonctionnement et à l’équipement des collèges et de la restauration scolaire.

Au-delà des murs

L’accessibilité ne se résume toutefois pas à franchir une porte ou à prendre un ascenseur. Elle concerne également les conditions dans lesquelles chaque jeune peut apprendre et participer pleinement à la vie du collège. Dans l’Hérault, 69 collèges disposent d’un dispositif ULIS (Unité localisée pour l’inclusion scolaire). Ces dispositifs permettent d’accueillir des élèves en situation de handicap dans des conditions adaptées à leurs besoins, avec des temps d’apprentissage en petits effectifs et des espaces spécifiquement aménagés. Le Département contribue directement à ces aménagements avec du mobilier et du matériel adaptés : tables spécifiques, équipements pour les élèves à mobilité réduite, assises adaptées ou encore mobilier favorisant l’attention.  L’enjeu est essentiel : permettre aux élèves concernés de suivre leur scolarité dans leur environnement scolaire et de participer pleinement à la vie de leur établissement.

Pour être accessible, l’école doit l’être dès le domicile. C’est pourquoi le Département intervient également sur un autre maillon essentiel du parcours : la mobilité. La collectivité assure en effet le transport scolaire des élèves en situation de handicap, de la maternelle à l’université.1. Cette compétence obligatoire permet de prendre en compte la situation de l’élève dans sa globalité et de lever un obstacle qui pourrait, sans accompagnement adapté, compromettre l’accès à la scolarité. Chaque année, près de 1 400 élèves bénéficient de cette prise en charge, pour un financement départemental d’environ 7 millions d’euros. Le transport constitue ainsi un véritable continuum de l’accessibilité : du domicile au collège, puis du collège vers les études et la vie adulte.

L’inclusion concerne aussi la manière dont les élèves vivent leur établissement et occupent ses espaces. Le Département développe ainsi le concept de « collèges apaisés », avec l’objectif de favoriser le bien-être, réduire les violences et permettre à chacun de trouver sa place. Les aménagements peuvent prendre différentes formes : espaces de détente et de lecture, cours réorganisées, espaces différenciés selon les usages et les niveaux, lieux de convivialité ou encore espaces sportifs. Au collège des Deux Pins à Frontignan, par exemple, une cour apaisée a été aménagée avec des espaces dédiés à la lecture et à la détente. À Port-Marianne à Montpellier et à Madeline-Laissac à Maraussan, des cours organisées par niveaux participent également à créer des espaces plus adaptés aux usages des élèves. L’inclusion passe aussi par l’égalité entre les filles et les garçons, avec des espaces non genrés expérimentés notamment dans les collèges de Port-Marianne, Juvignac ou Maraussan.

Donner les moyens de s’épanouir

Cette politique d’accessibilité s’inscrit dans une conception plus large de l’éducation. Le collège n’est pas seulement un lieu où l’on acquiert des connaissances : c’est aussi un espace où l’on apprend à vivre ensemble, à développer son esprit critique, à devenir autonome et à exercer sa citoyenneté. Le Département soutient ainsi des actions dans les domaines de la culture, de la lecture, du numérique, du sport, de l’environnement ou encore de la citoyenneté. Les Actions éducatives territoriales permettent aux collégiens de découvrir différentes thématiques, tandis que la Médiathèque départementale contribue à faire vivre la lecture et la littérature jeunesse dans les établissements. L’accès au sport participe lui aussi de cette volonté d’égalité, avec l’aménagement de plateaux sportifs et de halles de sport permettant aux collégiens de pratiquer une activité physique dans le cadre scolaire.

Accessibilité des bâtiments, dispositifs ULIS, transport adapté, collèges apaisés, accès au sport, à la culture et au numérique : ces actions répondent à une même ambition. « Faire du collège un lieu où les différences ne constituent pas un obstacle et où chaque jeune dispose des mêmes possibilités pour apprendre, s’épanouir et construire son avenir. » En agissant à la fois sur les bâtiments, les équipements, les déplacements et les conditions de vie au collège, le Département de l’Hérault fait de l’inclusion une politique concrète, inscrite dans le quotidien des élèves. Parce qu’une école accessible ne commence pas à la porte du collège : elle commence dès le départ de chez soi.


Qui peut bénéficier du transport adapté ?

Notes:

  1.   Pour bénéficier de la prise en charge du transport scolaire adapté, plusieurs conditions doivent être réunies : être domicilié dans l’Hérault ; être âgé d’au moins 3 ans au 31 décembre de l’année scolaire en cours ; être scolarisé dans un établissement d’enseignement général, agricole ou professionnel, public ou privé sous contrat, situé à plus d’1 km et à moins de 30 km du domicile ; être reconnu en situation de handicap, dans l’une des situations suivantes : être titulaire d’une Carte Mobilité Inclusion – mention Invalidité (CMI I) et/ou bénéficier d’une orientation en ULIS (Unité localisée pour l’inclusion scolaire) ; être scolarisé en milieu ordinaire en raison d’un défaut de place dans un établissement médico-social ; bénéficier d’une Prestation de compensation du handicap (PCH). Une prise en charge adaptée à chaque situation. ; des situations exceptionnelles peuvent faire l’objet d’une étude particulière. Pour les élèves titulaires d’une CMI I ou bénéficiant d’une orientation en ULIS, la prise en charge des frais de transport scolaire est mentionnée directement sur la notification correspondante. Pour les autres situations, une demande de prise en charge doit être adressée à la Maison départementale de l’autonomie (MDA). Elle est ensuite instruite par les services départementaux, sur la base d’un avis médical de la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). + d’infos : herault-transport.fr