Les jours passent et il m’est difficile d’écrire ces mots. Parce qu’ils peinent à sortir. Parce qu’il est rare que la brûlure de la nécessité me pousse à rédiger un texte qui me satisfasse. Parce que je n’ai pas envie de réduire cet événement à quelques lignes.
Notre amie Michèle Fizaine, journaliste et membre du comité de rédaction d’altermidi, est décédée. Sa disparition, consécutive à la maladie dont elle souffrait, laisse un grand vide.
Elle est partie discrètement, comme une feuille se détachant d’un feuillage toujours vert.
Je la croyais arrimée à un tronc puissant, capable de résister aux assauts de la tempête. Je l’ai vue résister, j’ai admiré son endurance insoupçonnée. J’ai aimé cette douce ironie qui lui permettait de tromper la douleur et les agressions répétées de la maladie.
Michèle professeure, Michèle musicienne et critique, Michèle littéraire et journaliste, Michèle amie, Michèle engagée, Michèle résistante… Au point d’éveiller en moi la certitude qu’elle allait sortir victorieuse de ce combat.
Je pense aux circonstances difficiles dans lesquelles elle rédigeait ses articles, toujours avec la même exigence, la même attention et le même engagement.
Elle n’est certainement pas partie au bon moment.
La nature est belle, et parfois elle est triste.
Toute l’équipe d’altermidi partage la peine de sa famille et de ses proches et leur adresse ses pensées les plus sincères et les plus fraternelles. Nous voulons leur dire notre affection, notre soutien et notre profonde solidarité dans cette épreuve.







