lundi 21 septembre 2026
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Mobilisation massive contre le « permis de tuer » à Toulouse, Marseille et Montpellier

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Toulouse, Marseille et Montpellier ont rejoint dimanche la mobilisation nationale contre la proposition de loi sur l’usage des armes par les forces de l’ordre. Les organisateurs dénoncent un risque d’impunité policière.

Du côté du Sud, la mobilisation a été massive : de Toulouse à Montpellier en passant par Marseille, des milliers d’habitants sont descendus dans la rue dimanche 20 septembre contre la proposition de loi instaurant une présomption d’usage légitime des armes pour les policiers et les gendarmes. On notera qu’à l’échelle nationale, Le Midi Libre ne recense étrangement que près de 10 000 manifestants, un chiffre cinq fois inférieur à celui avancé par Le Monde, qui s’appuie sur les décomptes des préfectures et fait état de près de 50 000 personnes. À Marseille, 4 500 manifestants ont été recensés par la préfecture, contre 3 700 à Toulouse. À Montpellier, environ 4 000 personnes ont participé au cortège, selon les organisateurs. Dans les trois villes, les manifestants répondaient notamment à l’appel de la Ligue des droits de l’Homme, d’Amnesty International, du Syndicat de la magistrature, du Syndicat des avocats de France et du collectif Stop aux violences d’État.

Adopté en première lecture à l’Assemblée nationale le 7 juillet, le texte prévoit que les policiers et les gendarmes qui font usage de leur arme soient « présumés avoir agi » dans le respect de la loi. Ses opposants estiment qu’elle risque de déplacer la charge de la preuve vers les victimes et leurs proches et de compliquer les enquêtes sur les tirs policiers.

À Montpellier, les manifestants ont notamment dénoncé les conséquences de la loi de 2017, qui avait élargi les possibilités d’usage des armes par les forces de l’ordre. En croisant les données de l’IGPN avec le recensement de Basta une étude démontre que  le nombre de décès est passé de 0,06 à 0,32 par mois après la réforme, soit une multiplication par cinq. À Marseille, des militants d’Amnesty International ont fait part de leur crainte d’une aggravation des violences policières. Le texte doit être examiné par le Sénat en octobre. Une pétition contre la proposition de loi a recueilli plus de 700 000 signatures.