L’annonce de Giorgia Meloni, le 20 octobre, du déploiement de 500 militaires supplémentaires à Milan après un week-end d’affrontements et de pillages illustre une orientation politique qui dépasse les frontières italiennes. Face aux violences, la réponse est immédiate : davantage de forces de sécurité, des sanctions renforcées, une responsabilisation financière des parents et de nouvelles dispositions pénales visant les manifestants violents. Le gouvernement d’extrême droite italien entend ainsi réaffirmer son autorité et rassurer une population confrontée aux images de commerces saccagés et d’affrontements avec la police.
Le parallèle avec la France tient à cette manière de traiter prioritairement les manifestations sous l’angle de l’ordre public. Lorsque les rassemblements dégénèrent, le débat politique relayé par les médias dominants se concentre rapidement sur les effectifs policiers, les moyens d’intervention, les arrestations, les peines et le renforcement de l’arsenal législatif. En Italie, Giorgia Meloni annonce l’envoi de militaires et un durcissement des sanctions. En France, les gouvernements successifs ont fait de la sécurité, du maintien de l’ordre et du renforcement des moyens répressifs des axes de leur action. La loi « Sécurité globale » en 2021 ou le projet de loi RIPOST, présenté par le ministère de l’Intérieur en mars 2026, illustre cette priorité donnée à l’élargissement des moyens d’action des forces de sécurité et au durcissement des sanctions dans plusieurs domaines.
Gouverner par la peur plutôt que répondre aux inquiétudes ?







