mercredi 27 mai 2026
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Affaire libyenne : le crépuscule judiciaire du parrain Sarkozy

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Sarkozy et l’émir du Quatar photo de couple.DR

Le procès en appel de l’affaire du financement libyen présumé de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy s’achève mercredi à Paris avec les plaidoiries de la défense de l’ancien chef de l’État. Le désignant comme « l’instigateur » d’un pacte de corruption avec la Libye du dictateur Mouammar Kadhafi, au « plus haut niveau de gravité que la République puisse connaître », le parquet général a réclamé sept ans de prison contre Nicolas Sarkozy, 71 ans, pour association de malfaiteurs, corruption et financement illégal de sa campagne victorieuse avec de l’argent public libyen détourné. C’est la peine la plus lourde réclamée contre les dix prévenus.

Nicolas Sarkozy, conteste depuis l’origine toute implication et demande sa relaxe. La décision de la cour d’appel sera rendue le 30 novembre. Condamné en première instance à cinq ans de prison, l’ancien président avait alors effectué vingt jours de détention à la prison de la Santé, une première pour un ex-chef d’État français. Depuis l’ouverture du procès en appel le 16 mars, il a adopté un ton plus mesuré, tout en maintenant qu’« pas un centime » d’argent libyen n’a financé sa campagne. L’audience a toutefois été marquée par la rupture avec son ancien bras droit, Claude Guéant. Absent pour raisons de santé, l’ex-secrétaire général de l’Élysée a pris ses distances avec Nicolas Sarkozy par l’intermédiaire de son avocat, qui a dénoncé une stratégie consistant à faire porter la responsabilité sur les autres prévenus. Cette prise de position fragilise l’ancien président, déjà contesté par les associations anticorruption et les familles des victimes de l’attentat du DC-10 d’UTA.

En cas de condamnation, Nicolas Sarkozy pourra encore se pourvoir en cassation, sans réexamen du fond du dossier.

avec AFP