Aujourd’hui l’impact de la guerre s’étend désormais aux aspects les plus essentiels du quotidien des Gazaoui.e.s. Vivre sous des tentes à l’heure de la canicule dans des camps surpeuplés avec des conditions sanitaires déplorables, ressentir la faim jour après jour et l’insécurité due aux attaques israéliennes qui persistent quand une famille ne se retrouve pas un matin avec un tank israélien au pied de son abri car la ligne jaune avance de jour en jour.
Des extraits du Rapport de l’OCHA du 3 Juillet et ce ne sont que des extraits !
« Le Groupe Santé met en garde contre une propagation de la varicelle dans toute la bande de Gaza. En seulement deux semaines, il a enregistré près de 9 300 cas signalés dans plus de 130 établissements de santé. Plus de la moitié de ces cas étaient localisés à Khan Younis. Les partenaires associent cette flambée à la détérioration des conditions environnementales, à la surpopulation, aux lacunes en matière d’assainissement et d’hygiène, ainsi qu’à la saison estivale….
L’augmentation des cas signalés de varicelle se produit dans un environnement de déplacement déjà marqué par une grave surpopulation, une détérioration des conditions d’hygiène et des risques environnementaux généralisés pour la santé. Gaza compte actuellement plus de 1 600 sites de déplacement actifs abritant environ 1,7 million de personnes, tandis que la couverture du Groupe Gestion des Sites (Site Management Cluster, SMC) reste limitée à environ 34 %, laissant une grande proportion de familles déplacées sans soutien ni surveillance réguliers au niveau du site….
Ces risques sont encore aggravés par des infestations généralisées de rongeurs et d’ectoparasites, signalées dans 83 % des sites de déplacement évalués, ainsi que des eaux usées dans les rues, des déchets solides accumulés, de l’eau stagnante et des mauvaises conditions d’assainissement. Lors de récentes visites sur les sites, les équipes du Groupe Gestion de Sites ont également observé que de nombreux ménages n’avaient pas de conteneurs de stockage d’eau appropriés et avaient recours à des solutions improvisées, telles que le stockage de l’eau dans des sacs à farine usagés doublés de sacs poubelles en plastique, qui augmentent le risque de contamination de l’eau et de stockage insuffisant de l’eau à usage domestique. Combinées à la surpopulation, à une mauvaise gestion des déchets et à un accès limité à l’eau et aux fournitures d’hygiène, ces conditions créent un environnement très propice à la propagation de la varicelle et d’autres maladies transmissibles. »
Dans cette situation humanitaire apocalyptique qui se détériore de jours en jours les équipes de l’UJFP de Gaza continuent de maintenir le cap de la dignité . Dans la zone centrale de Gaza entre Al-Mawasi, Khan Younis, Deir al Balah et parfois Gaza :
Assurer un suivi éducatif et psychologique pour les enfants dans deux centres, le camp des paysans et l’école « des Premiers pas » cela concerne à peu-près un millier d’enfants et de jeunes.
Assurer un repas équilibré tous les jours de la semaine dans deux camps, cela concerne de nombreuses familles.
Assurer le soutien psychologique et social pour les femmes dans trois camps à tour de rôle, cela concerne à peu près une centaine de femmes par semaine.
Assurer un soutien concret aux agriculteurs qui souhaitent reprendre un travail de la terre possible sur de petits lopins.
Il reste les questions sanitaires et de désinfection des camps totalement à l’ordre du jour vu la situation décrite par le rapport de l’OCHA et les informations que nous communique quotidiennement Abu Amir. Il y a même des serpents dans les camps ! Mais ce type de campagne coûte cher pour bénéficier de bons produits qui ne soient pas dangereux pour les populations. Nous devons prendre à notre actif ce type de campagne, c’est pour cette raison que nous devons donner un nouveau souffle à la collecte dont l’appel de l’UJFP suit.
Brigitte Challande
Appel de La Coordination nationale de l’UJFP, le 10 juillet 2026
Ensemble, donnons-lui un nouvel essor à la hauteur des besoins.
Le génocide qui dure depuis l’automne 2023 reste la réalité des Gazaouis. L’occupant a commis des assassinats par dizaines de milliers. Il a visé intentionnellement les enfants, les soignants, les journalistes. Il a détruit la plupart des infrastructures. Il continue de tuer.
Aujourd’hui deux millions de personnes sont enfermées sous blocus strict dans à peine 30 % du territoire. Ils vivent dans des tentes ou dans les ruines de ce qui fut leur lieu d’habitation.
Cette population n’a pas abdiqué. Elle continue à résister en vivant, en éduquant les enfants, en trouvant les moyens collectifs de se procurer ce qui est indispensable.
Tous les jours, le site de l’UJFP et d’autres médias relatent en détail ce qui est fait avec l’argent que nous continuons à envoyer à Gaza : des cantines collectives pour des milliers de personnes, l’école pour des centaines d’enfants, le soutien psychologique, principalement pour les femmes, le redémarrage de l’agriculture là où c’est possible. S’y ajoutent les réponses aux intempéries et aujourd’hui, de manière impérative, aux infections dans les camps, liées aux insectes, aux rongeurs, aux serpents et aux pollutions.
Toutes ces actions sont faites à Gaza avec une équipe qui travaille avec le logo « UJFP », ce qui a un sens politique très fort. Le représentant de l’UJFP à Gaza Mutasem Eleiwa (dit Abu Amir) vient de publier un livre « Gaza, au bord d’un temps incertain » (Éditions Syllepse, 2026) où il analyse la vie en temps de génocide et le monde qui a permis cette horreur.
Un véritable blocus financier tente de se mettre en place contre le mouvement de solidarité français. Nous avons été, un temps, impactés, mais nous avons à nouveau sécurisé des vois d’envois. Cette solidarité ne peut pas s’interrompre et ne doit pas s’interrompre !
Vous pouvez participer au soutien à Gaza en utilisant le bouton « Hello Asso » sur le site de l’UJFP.







