Plus de 1000 jours le 2 Juillet que les Gazaoui.e.s attendent que le monde dise : ça suffit ! Combien de temps faudra t il encore pour qu’enfin le droit international soit respecté ?


Le 1 000e jour du génocide à Gaza, ce 2 juillet 2026, marque un seuil insoutenable et une honte absolue qui fait perdre aux humains leur humanité. Depuis plus de deux ans et demi, la population palestinienne subit bombardements, déplacements forcés, destruction systématique des infrastructures vitales, famine organisée et attaques répétées contre les civil.e.s, les soignant.e.s, les journalistes et les lieux de vie et de mémoire. Comme les instances internationales et de nombreuses ONG1 le soulignent depuis de nombreux mois, il s’agit d’un génocide. Cette situation n’est pas une “tragédie” abstraite : elle résulte d’une politique d’extermination intentionnelle menée sous nos yeux, dans l’impunité la plus totale. La solidarité avec le peuple palestinien n’est pas une option morale, c’est une exigence politique, juridique et humaine pour que cette planète reste habitable pour l’humanité. Après 1 000 jours de génocide, il est urgent de mettre fin à l’impunité, de protéger les survivant.e.s, de leur accorder des réparations et de faire respecter enfin le droit international

Dans une intervention en visio lors d’un évènement marseillais pour soutenir Gaza le samedi 4 Juillet les derniers mots d’Abu Amir sont :Un témoignage depuis Gaza adressé au monde entier

« Mes amis,

Permettez-moi de conclure en vous parlant de ce que je vois chaque jour ici :

Un enfant qui ne se pose pas de questions sur l’avenir, car il en a perdu toute image.

Une mère qui ne se soucie pas de demain, car elle ne cherche qu’à survivre aujourd’hui.

Et une famille qui ne rêve pas de grandes choses, mais seulement de rester en vie.

Telle est la réalité, sans exagération ni embellissement.

Pourtant, malgré tout cela, Gaza n’est pas seulement un lieu de souffrance.

C’est aussi un lieu où règne une patience qui dépasse l’entendement, et où s’exerce chaque jour une résistance pour la vie contre toutes les forces qui cherchent à l’effacer.

Mais cette résilience a ses limites. Nous avons besoin de vous.

Nous avons besoin de vos voix, de vos prises de position, de votre présence dans les médias, en politique et dans la conscience humaine.

Nous ne demandons pas un miracle.

Nous demandons simplement de ne pas laisser Gaza seule.

Qu’elle reste visible.

Qu’elle reste présente.

Que cette tragédie ne devienne pas quelque chose de banal.

Et merci d’avoir choisi d’écouter.

Car écouter, dans une période comme celle-ci, n’est pas un simple geste : c’est prendre parti ! »

Abu Amir

Brigitte Challende
Brigitte Challande est au départ infirmière de secteur psychiatrique, puis psychologue clinicienne et enfin administratrice culturelle, mais surtout activiste ; tout un parcours professionnel où elle n’a cessé de s’insérer dans les fissures et les failles de l’institution pour la malmener et tenter de la transformer. Longtemps à l’hôpital de la Colombière où elle a créé l’association «  Les Murs d’ Aurelle» lieu de pratiques artistiques où plus de 200 artistes sont intervenus pendant plus de 20 ans. Puis dans des missions politiques en Cisjordanie et à Gaza en Palestine. Parallèlement elle a mis en acte sa réflexion dans des pratiques et l’écriture d’ouvrages collectifs. Plusieurs Actes de colloque questionnant l’art et la folie ( Art à bord / Personne Autre/ Autre Abord / Personne d’Art et les Rencontres de l’Expérience Sensible aux éditions du Champ Social) «  Gens de Gaza » aux éditions Riveneuve. Sa rencontre avec la presse indépendante lui a permis d’écrire pour le Poing et maintenant pour Altermidi.