Lundi 25 juillet à 11h, à Lodève, Kléber Mesquida, Président du Département et Gaëlle Levêque, Maire de la commune et Conseillère départementale signeront, en présence du Sous-Préfet de Lodève Éric Suzanne, des conventions permettant de lancer le démarrage de l’expérimentation « Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée » dans le Lodévois.


 

Pour lutter contre la précarité et le chômage de longue durée, le Département innove dans le Lodévois avec un dispositif national déjà expérimenté dans 10 territoires. Ce projet s’inscrit dans le cadre de l’engagement du Président pour un Hérault écologique et solidaire.

 

Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée comment ça marche ?

 

Des « entreprises à but d’emploi (EBE) » sont créées spécifiquement par des associations locales qui recrutent en CDI des personnes sans emploi depuis au moins un an. Leur équilibre économique est garanti par le fruit de leur activité et par le versement de salaires au lieu de prestations sociales qui auraient été allouées à leurs employés. L’entreprise n’est pas à but lucratif, sa priorité est de créer des emplois « utiles », en répondant aux besoins de la population sur un territoire. Elle ne concurrence pas le tissu économique local.

Le Département soutient ces entreprises en finançant une rémunération salariale plutôt que des prestations sociales.

L’action du Département repose sur une volonté forte de renforcer l’employabilité des allocataires du RSA pour leur permettre de réintégrer durablement le marché du travail.

Les principaux partenaires : Le Département de l’Hérault, la ville de Lodève, la communauté de communes Lodévois et Larzac, Pôle Emploi, les services de l’État, la Région, Cap Emploi, Mission locale, les consulaires, les associations, les structures de l’Insertion par l’activité économique.

 

ESS

Qu’est-ce qu’une entreprise à but d’emploi (EBE) ?

Une entreprise à but d’emploi (EBE) est une entreprise de l’économie sociale et solidaire, conventionnée par le territoire sur lequel elle est implantée et le Fonds d’expérimentation. Cette entreprise a pour fonction première de produire des emplois supplémentaires manquants sur le territoire et adaptés aux personnes privées durablement d’emploi habitantes du territoire, qu’elle embauche sur proposition du comité local pour l’emploi (CLE).

Les emplois qu’elle produit sont dits supplémentaires ; autrement dit, ils ne concurrencent pas les emplois existants sur le territoire et viennent en soutien du tissu économique local.

Ces structures peuvent être créées ad hoc ou bien être portées par des entreprises existantes (structures de l’insertion par l’activité économique, entreprises adaptées…) qui souhaitent développer leurs outils de lutte contre la privation d’emploi.

Une fois le consensus formé entre les parties prenantes, le territoire définit le nombre d’emplois supplémentaires à créer nécessaires pour éradiquer localement la privation d’emploi. L’estimation de ce nombre d’emplois doit être ajustée au fil de la rencontre des personnes privées durablement d’emploi et tout au long de la vie du projet.

Le territoire détermine ainsi combien d’EBE doivent être créées, à court et moyen terme pour produire ces emplois. Une EBE est donc proposée, par un territoire habilité, au conventionnement pour réaliser l’embauche de personnes privées durablement d’emploi volontaires du territoire. Ce conventionnement est tripartite : entre l’EBE, le territoire concerné et le Fonds d’expérimentation territoriale contre le chômage de longue durée (ETCLD). Le conventionnement concerne principalement le plan d’embauches de l’entreprise, qui prévoit sur 3 années sa montée en charge. En tant que financeurs, l’État et le(s) Département(s) concerné(s) sont également cosignataires de cette convention.

Voir aussi : Droit à l’emploi : Politique. Le pouvoir d’agir et de dialoguer