
Le renouvellement de la moitié du Sénat, dimanche 27 septembre 2026, a confirmé la stabilité d’une chambre à droite, mais le scrutin est marqué par une première historique : le Rassemblement national (RN) et l’UDR d’Éric Ciotti disposent désormais de suffisamment de sénateurs pour constituer un groupe parlementaire. L’alliance RN-UDR compte onze nouveaux élus, auxquels s’ajoutent trois sénateurs déjà en fonction, soit quatorze membres au total. Elle franchit ainsi le seuil de dix sénateurs requis pour former un groupe au Sénat. « C’est une victoire historique », a réagi Marine Le Pen sur les réseaux sociaux. Après avoir consolidé son implantation locale avec quelque 3 000 élus municipaux, c’est la première fois sous la Ve République que l’extrême droite atteint une telle représentation au Sénat. Le RN franchit donc une nouvelle étape dans l’élargissement de son implantation institutionnelle. Marine Le Pen n’a jamais été aussi proche de l’Elysée. La gauche serait bien avisée de sortir la tête du sable plutôt que de jouer au billard à trois bandes.


