jeudi 2 juillet 2026
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Macron à Ormuz : beaucoup de pavillons, peu de leviers

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Le chef des armées sert les poings à bord du Charles de Gaulle. Photo AFP

 

Après qu’un porte-conteneurs de CMA CGM a été touché par un projectile iranien dans le détroit d’Ormuz, malgré une escorte américaine aussi durable qu’une story Instagram, Emmanuel Macron a dégainé sa grande idée : une mission internationale pour « sécuriser » la zone. Comprendre : envoyer quelques frégates, beaucoup de communiqués et une facture salée.

Paris veut désormais « traiter Ormuz à part » du reste du conflit entre Iran et les États-Unis, dans l’espoir d’obtenir une « clarté politique » qui ferait baisser les primes d’assurance maritime. Une manière élégante de dire que la diplomatie française tente de convaincre tout le monde de se calmer pendant que les obus continuent de voler.

Le plan français ressemble toutefois davantage à une opération de communication qu’à une réelle bascule stratégique : Paris exige de Téhéran des concessions nucléaires et balistiques, tout en espérant convaincre Washington de revenir à la table des négociations. Autrement dit, la France veut arbitrer une partie où les deux joueurs tiennent déjà la manette.

Reste une certitude : jouer au petit soldat dans le Golfe coûte cher. Entre bâtiments militaires, logistique et déploiements navals, l’initiative promet surtout d’alourdir la note budgétaire française, pour un résultat diplomatique que même les spécialistes jugent hautement improbable. Une démonstration de présence internationale qui permet surtout à l’Élysée de rappeler qu’il existe encore sur la scène mondiale.