
Le 12 juillet, sur le plateau de la Cour d’honneur du Palais des Papes, les artistes du Festival d’Avignon ont interpellé le président de la République pour dénoncer les baisses annoncées des budgets de la culture en 2026. Aux côtés du Syndeac, le festival réclame un moratoire sur ces réductions et demande que le budget de la culture soit porté à 1 % du budget de l’État en 2027. Le Festival d’Avignon rappelle que l’ensemble de l’écosystème du spectacle vivant — théâtres, compagnies, lieux labellisés et festivals — est directement concerné par ces arbitrages qui pourraient fragiliser la création et la diffusion des œuvres sur tout le territoire.
La température monte à Avignon
Au Festival d’Avignon, le soir du jeudi 16 juillet, une agora s’est déroulée sur le parvis du Palais des Papes pour débattre des modalités d’action face aux coupes budgétaires orchestrées par le gouvernement. Silence radio du côté du ministère de la Culture. L’intersyndicale avait posé un ultimatum au gouvernement, ministre et gouvernement ont fait la sourde oreille. Au pied du Palais des Papes, Maxime Séchaud, numéro 2 de la CGT-Spectacle, a tenté de joindre en direct la ministre, en vain. Sous un concert de sifflets, il a laissé sur le répondeur ministériel le message suivant : « Nous mettrons en œuvre tous les moyens nécessaires, possibles et inimaginables, parce que nous avons de l’imagination. »
Stéphane Frimat, directeur du Vivat à Armentières (scène conventionnée) pour le SYNDEAC : « Le moment n’est pas aux divisions. Nous réclamons un moratoire sur l’ensemble des coupes budgétaires, une commission interministérielle et le 1 % culturel. »
Le Syndeac invite le public à soutenir cette mobilisation en signant la pétition « Culture partout, 1 % obligatoire ».
Mise à jour le 18 juillet 2026


