Au Venezuela, l’euphorie suscitée par la chute de Nicolás Maduro en janvier a laissé place à la désillusion. Six mois plus tard, la presse indépendante dénonce une mainmise américaine sur le pétrole et pointe du doigt un gouvernement intérimaire accusé d’obéir docilement à Washington. La parution, le 22 juillet, d’un article du Financial Times, révélant que l’administration Trump avait collecté 13 milliards de dollars (11 milliards d’euros) de recettes provenant des ventes de pétrole vénézuélien sans préciser ce qu’il était advenu de cette somme, n’a rien arrangé.
“Une véritable ouverture du secteur énergétique repose sur trois piliers fondamentaux : des appels d’offres publics transparents, des règles budgétaires stables et une sécurité juridique objective. Aucun de ces éléments n’est présent aujourd’hui au Venezuela”, écrit le professeur David Morán Bohórquez dans les colonnes de La Patilla.


