mardi 8 septembre 2026
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UE. La victoire de l’AfD enthousiasme l’extrême droite européenne, mais révèle ses divisions

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La victoire de l’AfD en Saxe-Anhalt, avec 43,8 % des voix, a été saluée par plusieurs dirigeants d’extrême droite européens, de Viktor Orban à Santiago Abascal en passant par Éric Zemmour. Ce résultat nourrit l’idée qu’une radicalisation peut permettre à ces partis de progresser électoralement.

Les partisans du parti allemand d’extrême droite AfD (Alternative pour l’Allemagne)

Mais l’implantation de l’extrême droite reste très inégale dans l’Union européenne. En Allemagne, l’AfD réalise ses meilleurs scores dans les régions de l’Est, rurales et marquées par la désindustrialisation, tandis qu’elle demeure moins influente à l’Ouest et se heurte encore au cordon sanitaire des autres partis. Son succès régional ne signifie donc pas qu’elle est en mesure de gouverner le pays. Ces écarts se retrouvent ailleurs en Europe. En France, le Rassemblement national observe l’AfD avec prudence, après avoir pris ses distances avec elle, tandis que Giorgia Meloni en Italie et Nigel Farage au Royaume-Uni sont restés silencieux. La Finlande a même décrit cette victoire comme une menace pour la stabilité politique. Les positions très radicales de l’AfD, notamment sur l’immigration et les minorités, peuvent ainsi effrayer une partie de l’électorat que certains partis cherchent à conquérir. L’enthousiasme suscité par la poussée de l’extrême droite européenne est donc tempéré par des divergences stratégiques, idéologiques et électorales qui empêchent l’émergence d’un front uni.