Manifestation du 17 octobre : sous-effectifs, manque d’anticipation et passivité policière contestée
le 17 octobre, plusieurs villes ont été confrontées à des pillages et à des dégradations, faute, selon leurs élus, d’un dispositif de maintien de l’ordre suffisant. Au total, 10 000 membres des forces de l’ordre avaient été déployés sur le territoire. À Marseille, le maire Benoît Payan a dénoncé la présence d’une seule compagnie de CRS. Avec leurs homologues de Paris et de Lyon, il réclame un diagnostic précis sur les défaillances ayant conduit à laisser des quartiers sans protection. Le ministre du Commerce, Serge Papin, estime qu’au moins 3 000 commerces ont subi des dégradations ou des pillages. Pour Patrick Bruneteaux, sociologue spécialiste des questions de maintien de l’ordre en France, qui s’exprimait sur France 24, cette passivité pourrait présenter un intérêt politique : « Il y a une très forte rentabilité politique à cette passivité puisqu’on peut fixer les images médiatiques sur le feu et les dégradations, pour dire ensuite “c’est moi ou le chaos”. »


