Jusqu’à lundi, il y a vraiment beaucoup à découvrir, et à déguster, sur les quais de l’Île Singulière


 

Retrouvez un drakkar viking nommé Orkan. Crédit Photo Altermidi M.F.

Il est bien difficile de choisir sur quel bateau on ira découvrir un Nouveau Monde, mais dès qu’on entre à Sète, c’est un ailleurs qui se propose et permet de rêver. Ils sont nombreux, plus d’une vingtaine sur les quais de la République, de Samary, d’Alger, du Maroc et d’Aspirant Herber, et dès qu’on aperçoit les grands mâts, les belles coques, le voyage commence. On reconnaît certains, des fidèles, parmi les vedettes : Alfred Merlin, Amiral Leenhardt, Antares, Belem, Don du Vent, Etoile, Florette, Galeon, La Grâce, Pandora, Pascual Flores, Phoenix, Vera Cruz… On visite les inconnus, le viking Orkan, un drakkar recréé.

Des milliers de visiteurs, un millier d’ateliers

Les villages, au nombre d’une douzaine, invitent aux voyages. Spectacles de joutes et de sauvetage, et surtout découverte des patrimoines culturels : Italie grande invitée 2026, Corse fêtée vendredi, Catalogne, Slovénie, Irlande, Hollande… « Tous sont réunis, sans oublier le Japon et le navire-école indien, le Sudarshini ». Pour connaître tout de la mer, partagez les ateliers, et là aussi il faut choisir, il y en a plus de 1 000… Tant pis si vous comptiez monter avec « Manu » sur le Charles de Gaulle, ou avec Leonardo sur le Titanic, c’est raté, leur venue était un poisson d’avril !

« Escale à Sète » (EAS) est un régal musical car les concerts s’enchaînent sur les bateaux et sur les quais, plusieurs groupes italiens se succèdent, mais aussi des mandolines slovènes, des groupes occitans, des ensembles hautbois-tambour. Après le défilé des équipages de samedi — une vingtaine de groupes musicaux ! — et l’hommage au tambour Jean-Louis Zardoni, l’ambiance sera au top, c’est la fête des traditions du Sud, qui se prolonge le Dimanche de Pâques et le Lundi.

 

Navires mythiques, voyages en mer et dans le temps. Crédit photo Altermidi M.F.

À ne pas manquer : les rouleurs de barriques, les tirs à la corde, les défis de rame, les chiens de mer sauveteurs, la bataille navale où s’affrontent les pirates de La Grâce, du Phoenix et du Pandora (celle de mercredi a été un succès !), et les parades de clôture qui verront partir les premiers grands bateaux.

Savourer, chanter, danser

Autre régal, gastronomique : on sait bien que l’édition 2026 est une « Escale Assiette », mais vraiment il y a beaucoup à déguster, bien sûr les tielles et les spécialités sétoises, mais aussi les poulpes et les incontournables coquillages. Difficile de résister aux soupes de poisson, aux saveurs du thon rouge et des anchois catalans, au bouquet des vins italiens et corses.

 

Impossible de ne pas s’arrêter devant les « illustrations marines », avec les peintres et créateurs en plein travail. De la décoration d’un pavois à une délicate gravure, on découvre un patrimoine artistique bien vivant, et on rencontre les auteurs d’histoires de mer à la librairie.

Il ne reste plus qu’à danser valses, polkas et mazurkas et à chanter les airs de marins, chants d’amour, de travail et de résistance.

Michèle Fizaine

 

 

Une culture du travail des marins, charpentiers et forgerons, un patrimoine à transmettre. Crédit photo EAS

 

Programme complet

 

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J’ai enseigné pendant 44 ans, agrégée de Lettres Classiques, privilégiant la pédagogie du projet et l’évaluation formative. Je poursuis toujours ma démarche dans des ateliers d’alphabétisation (FLE). C’est mon sujet de thèse « Victor Hugo et L’Evénement : journalisme et littérature » (1994) qui m’a conduite à écrire dans La Marseillaise dès 1985 (tous sujets), puis à Midi Libre de 1993 à 2023 (Culture). J’ai aussi publié dans des actes de colloques, participé à l’édition des œuvres complètes de Victor Hugo en 1985 pour le tome « Politique » (Bouquins, Robert Laffont), ensuite dans des revues régionales, et pour une série de France 2 en 2017. Après des études classiques de piano et de chant, j’ai fait partie d’ensembles de musique baroque et médiévale, formée aux musiques trad occitanes et catalanes, au hautbois languedocien, au répertoire de joutes, au rap sétois. Mes passions et convictions me dirigent donc vers le domaine culturel et les questions sociales.