Natalia, caissière dans une boutique bio regarde le monde #3
Les clients défilent derrière la vitre de protection. Ils essuient leur morve contre celle des autres en se collant à elle quand ils me parlent. Peu importe, qu’ils tombent malades, ça n’est plus de mon ressort.
Natalia, caissière dans une boutique bio regarde le monde #2
Je me suis apprêtée comme si j’allais sortir me promener dans la rue, et je suis allée m’installer sur le toit-terrasse. Le confinement va durer beaucoup plus longtemps que prévu. Je compte sur deux mois. Huit semaines, comme des vacances d’été.
Natalia, caissière dans une boutique bio, regarde le monde #1
Je suis employée à temps partiel (10 heures par semaine) dans une boutique alimentaire de petite taille, avec une clientèle relativement aisée. C’est mon premier véritable jour de confinement, parce que je ne travaille pas. Je suis
irrémédiablement surexposée au virus et personne n’en a rien à foutre. Je croise les doigts pour qu’il
ne mute pas en peste noire, et j’étale mes jambes le long de l’amertume de mon café avec délices.
Le coronavirus révèle un racisme anti-asiatique peu visible
Le racisme anti-Asiatique est devenu visible avec la propagation du coronavirus. Jusqu’ici, on en parlait peu, témoignent les principaux concernés. Même si la Française d'origine sino-thailandaise et laotienne dit s'y être habituée, car elle en est victime depuis toute petite, elle trouve ce type de racisme « trop normalisé », trop ordinaire. Depuis un mois, les témoignages de personnes asiatiques poussées hors d'un RER ou qu'on évite par peur du virus, fleurissent sur Twitter. Le coronavirus sera-t-il l'occasion d'identifier un problème vécu au quotidien par une partie de la population ?
Le traitement médiatique des Gilets jaunes
Revue -
La revue les Cahiers du numérique, titre son numéro d'hiver : Récits en mouvement et journalisme numérique. Au sommaire, on y trouve un article intitulé " Le traitement médiatique des Gilets jaunes, un révélateur des tensions qui traversent le journalisme " dans lequel altermidi est cité comme un média interrégionnal qui interroge les pratiques professionnelles du journalismes et l'écosystème médiatique. C'est pas faux !
Sciences en danger, mobilisation de revues en lutte
Contre la soumission de la recherche à des logiques managériales, altemidi s'associe au mouvement revues en lutte en publiant un édito commun. Nous soutenons pleinement le travail collectif qui est mené au sein de revues permettant aux enseignant·e·s, journalistes, associations, les élu·e·s, et citoyen·ne·s de bénéficier d’un apport substantiel et régulier de connaissances fiables et renouvelées. La deuxième coordination de facs et labo en lutte se déroule aujourd'hui et demain à l’université de Nanterre.
Nous ne sommes pas une entreprise, nous sommes l’Université
Dans une lettre ouverte à Michel Deneken, président de l’Université de Strasbourg, cent membres du personnel de l'Université de Strasbourg fustigent l'assimilation de leur université à une «entreprise» et la «lente déformation de notre idéal que signale la diffusion d’un langage managérial» qui accompagne la destruction méthodique de leur service public.
Summerless d’Amir Reza Koohestani
A ne pas manquer la pièce d'Amir Reza Koohestani au Théâtre universitaire La Vignette à Montpellier. Le dramaturge iranien figure de la nouvelle génération présente Summerless. Les pièces de Koohestani sont le plus souvent basées sur la vie imaginaire, causée par l’environnement politique et social. « Traiter de la politique telle que la présente les médias serait gaspiller la possibilité que nous donne le théâtre » dit-il
Un étudiant pauvre s’immole devant le Crous à Lyon
Dans un geste désespéré, un étudiant s'est immolé par le feu vendredi 8 novembre devant le CROUS du 7e arrondissement de Lyon. Le jeune homme, entre la vie et la mort, avait posté un message sur Facebook pour expliquer son geste «irréparable» : il n'arrivait plus à s'en sortir financièrement.
Mieux qu’une baisse de 5€, les APL en temps réel
Aux orties la baisse de 5 euros des APL. Il aurait été périlleux de continuer dans cette voie pour un gouvernement qui se vantait d'agir pour la justice sociale. Début mai 2018 le jeune et loyal ministre de la Ville et du Logement Julien Denormandie dû reconnaitre une "mauvaise décision". En traitant la question autrement, avec un plus grand savoir-faire pour noyer le poisson, un peu comme avec l'impôt à la source, on arrive à un bien meilleur résultat et un effet politique relativement indolore.