Fidèle à la distance que nous prenons à l’égard du combat politique pour accéder au pouvoir, altermidi ne se désintéresse pas pour autant des enjeux électoraux. Dans un contexte d’incertitudes internationales et nationales qui se répercutent fortement sur la vie locale, nous avons souhaité interroger autrement l’engagement politique municipal.
C’est dans cet esprit que nous avons choisi d’aborder la campagne municipale sous un angle volontairement inattendu : celui du rire. Non pas un rire cynique ou moqueur, mais le rire comme phénomène humain fondamental, révélateur de liberté, de lucidité, de distance, mais aussi de lien. Dans cet état d’esprit nous avons envoyé un court questionnaire aux candidat.e.s des trois métropoles de notre zone de diffusion, Marseille, Montpellier et Toulouse.

Riez-vous souvent ?
Un peu tous les jours.
Qu’est-ce qui a déclenché votre dernier éclat de rire ?
La chronique de Pierre Emmanuel Barré sur la guerre au Moyen-Orient.
Depuis votre engagement politique, votre rapport au rire a-t-il évolué ?
Oui forcément. On comprend que le second degré ne passe pas toujours.
L’autodérision vous semble-t-elle nécessaire pour exercer des responsabilités publiques ? Pourquoi ?
L’autodérision ? oui être sérieux mais pas se prendre au sérieux !
Vous est-il arrivé d’utiliser l’humour pour désamorcer une tension ou un conflit ?
En réunion oui.
Existe-t-il, selon vous, des limites à l’humour en politique ? Où les placez-vous ?
En politique l’humour est à manier avec précaution. Jamais pour rabaisser les gens en tout cas.
Le rire vous aide-t-il plutôt à dire une vérité, à créer du lien, ou à prendre du recul face aux difficultés ?
À prendre du recul ou à détendre l’atmosphère.
Quelle place le rire occupe-t-il dans votre conception de l’engagement politique et dans votre manière d’exercer vos responsabilités ?
Principalement entre amis pour décompresser. De temps en temps dans le débat mais avec prudence.







