Eté 2020, à l’écart du tapage, altermidi poursuit ses publications en réduisant la voilure éditoriale. La rentrée s’annonce chaude, nous nous préparons à en saisir les moments-clés avec la volonté d’une approche innovante et participative.


 

Au cours du dernier épisode électoral, nous sommes parvenus à déjouer les violents appels d’air pour nous en tenir à l’objet politique qui consiste, pour nous, moins en la lutte pour le pouvoir qu’à la capacité de gouverner. Nous allons suivre dans le temps les nouvelles équipes qui sont arrivées aux responsabilités, en rendant compte de la diversité des situations sur nos territoires. Nous allons nous attacher à en expliciter les particularités, les difficultés, mais aussi à affirmer des nécessités et à favoriser les échanges.

L’ambition de valoriser l’information politique passe par une redéfinition des pratiques  journalistiques notamment. La volonté de création d’altermidi suppose l’abandon d’un certain nombre de certitudes. Il faut parfois avancer à tâtons pour faire naître de nouvelles formes.

Où chercher le vrai ? Avec vous, nous appelons à la création d’un média qui pointe les stigmates de notre temps pour le transcender. Un média citoyen. Dans une démocratie dont les frontières sont menacées par l’érosion, voire qui a disparu pour les plus exposés.

Les conditions de réinvention du vivre ensemble s’imposent face au dérèglement climatique, face à la dépolitisation généralisée, face à une technologie qui supplante l’homme lui-même, face à la propagande médiatique et économique, si bien qu’il paraît moins important d’établir la vérité que les conditions de cette vérité par la réflexion, la libre expression, l’examen à travers des enquêtes et des articles anglés sur ce qui fait sens dans le domaine du vivre ensemble.

Peut-être un retour à la vérité d’Hérodote qui se construit par consensus, présente différentes paroles et les met en débat, laissant le lecteur choisir. La gestation d’altermidi s’exerce dans un processus de confrontation entre idées et terrains comme un trou ouvert dans le réel qui advient dans un contexte à la fois connu et inconnu ; il ne s’agit pas de distinguer le vrai du faux mais d’être suffisamment informé pour se forger sa propre opinion.

Face à la véritable mutation qui se dessine on pourrait être tenté de penser altermidi comme une esquisse, mais certainement pas comme un média de plus. Avons-nous besoin d’une information pensée et fabriquée différemment dans nos Régions ? Est-il vrai que le fruit peut nourrir la tribu ?

Belle fin d’été et à bientôt

Jean-Marie Dinh

Jean-Marie DINH
Après des études de lettres modernes, l’auteur a commencé ses activités professionnelles dans un institut de sondage parisien et s’est tourné rapidement vers la presse écrite : journaliste au Nouveau Méridional il a collaboré avec plusieurs journaux dont le quotidien La Marseillaise. Il a dirigé l’édition de différentes revues et a collaboré à l’écriture de réalisations audiovisuelles. Ancien Directeur de La Maison de l’Asie à Montpellier et très attentif à l’écoute du monde, il a participé à de nombreux programmes interculturels et pédagogiques notamment à Pékin. Il est l’auteur d’un dossier sur la cité impériale de Hué pour l’UNESCO ainsi que d’une étude sur l’enseignement supérieur au Vietnam. Il travaille actuellement au lancement du média citoyen interrégional altermidi.