Dans un communiqué, le Conseil départemental de l’Hérault dément les allégations fausses de prétendues coupes budgétaires en matière de lutte contre la précarité des jeunes et des familles. Malgré un contexte budgétaire fortement contraint, il entend reconduire son soutien financier à l’Association de prévention spécialisée de l’Hérault (APS 34), fait-il savoir.
La prévention spécialisée constitue une compétence des Départements. Elle se déploie dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville et dans les lieux où se manifestent des risques d’inadaptation sociale. A ce titre, le département de l’Hérault participe aux actions sur le territoire visant à prévenir la marginalisation et à faciliter l’insertion ou la promotion sociale des jeunes et des familles, qui peuvent prendre une ou plusieurs des formes suivantes :
- Actions tendant à permettre aux intéressés d’assurer leur propre prise en charge et leur insertion sociale ;
- Actions dites de « prévention spécialisées » auprès des jeunes et des familles en difficulté ou en rupture avec leur milieu ;
- Actions d’animation socio-éducatives ;
- Actions de prévention de la délinquance.
Malgré une situation budgétaire exceptionnelle, et dans l’attente de voter son budget les 24 et 25 mars prochains, le Département entend poursuivre son engagement dans la lutte contre la marginalisation et la pauvreté des jeunes et des familles. Pour 2025, la majorité départementale proposera au vote du budget primitif 2025 un montant de subvention au profit de l’Association de prévention spécialisée de l’Hérault (APS 34) qui permettra d’assumer cette mission à l’identique de 2024. Ce choix permettra de maintenir les effectifs de l’association. Ainsi, le Département dément formellement les rumeurs infondées et fausses qui annoncent des coupes budgétaires en matière d’actions de prévention spécialisées sur le territoire et qui n’ont d’autres buts que d’inquiéter inutilement les acteurs de l’action sociale.
Le Département précise par ailleurs que cette politique publique est censée être cofinancée par les communes touchées par ces phénomènes de marginalisation des jeunes et des familles. Or, depuis plusieurs années, il constate un désengagement financier de certaines communes, telles que Béziers et Sète, qui l’amène à compenser les aides versées aux associations spécialisées. Le Président du département a saisi à plusieurs reprises les Maires concernés sans obtenir de réponse. En 2025, le Département réaffirme son engagement sans faille aux côtés des acteurs des solidarités départementales qui mènent des actions en faveur des personnes vulnérables en matière d’action sociale et de logement, de protection de l’enfance et des familles, d’aide et d’inclusion des personnes en perte d’autonomie et en situation de handicap, de l’insertion et de l’accompagnement éducatif des jeunes et des familles.