dimanche 11 janvier 2026
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Contestation en Iran : « Ni chah, ni mollah »

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En Iran, la pression monte sur le pouvoir alors que le pays est toujours coupé d’internet. Des manifestations secouent le pays, un mouvement salué par Donald Trump.

Depuis des semaines, les rues d’Iran résonnent d’une colère profonde et légitime : celle d’un peuple qui refuse de vivre plus longtemps sous la chape du régime des mollahs. Répression, corruption, négation des libertés fondamentales : la contestation iranienne s’inscrit dans une lutte historique pour la dignité, portée par une jeunesse qui n’a connu que la violence d’un pouvoir théocratique à bout de souffle. Au cœur de cette révolte, depuis son exil américain, le « prince héritier » tente de se poser en alternative, multipliant les appels à l’unité et les signaux adressés aux États-Unis et à Israël. Le slogan appelant au retour de Reza Pahlavi, fils du dernier chah, a ressurgit soutenu par quelques nostalgiques dans les manifestations. Mais une grande majorité du peuple iranien n’associe pas la fin d’un régime avec le retour d’un passé tout aussi autoritaire. L’histoire iranienne est marquée par une monarchie qui, avant 1979, se souciait peu des aspirations populaires, gouvernant par la force et la police politique. Rejouer ce scénario serait tomber dans le piège d’une reconduction du passé : remplacer les mollahs par une figure sans légitimité démocratique, imposée de l’extérieur. Entre « Ni chah, ni mollah », le peuple iranien réclame avant tout le droit de choisir son avenir, pas de le confier à des puissances étrangères.

Lire aussi en complément : Persépolis le dernier festin du chah d’iran.